(AjiRa / D.a.m.s.)
Aujourd'hui, l'espoir est, parti sur la civière
Si demain parait loin, y a qu'un pas vers le cimetière
Dites moi à quoi ça rime, de nourrir le rêve urbain
A trop parler dans le vide je crainds qu'le rap ne mène a rien
Faire croire qu'le rap est mort, porter la tenue d'deuil
Quand j'prends le microphone j'enferme mes joies dans un cerceuil
Alors dites moi, dites moi à quoi ca rime tout ça
Perdu dans mes émois, mes textes vous le témoignent
Et la, la nostalgie remplace la rancoeur
Rien n's'efface même si la vie rackette mes instants de bonheur
Reste qu'un coin d'paradis, dans des souvenirs impérissbles
J'suis en quête pour l'aggrandir avec mon rap en treillit sable
Car la vie m'a appris que qui n'la combat pas la fuit
Qui n'la combat pas l'appui, puis s'étonne de c'qu'elle nous prend
Aujourd hui j'me rends compte que j'ai muri
Plus rien n'est comme avant, ni n'sera comme aujourd'hui
J'oublierais pas, si j'voulais je n'pourrais pas
Ceux qui ont croiser mes pas, qui ont partagé ma croix
Puis ceux avec qui j'ai bâti mes rêves d'enfants
Même si aujourd'hui ils répondent aux abonnés absents
A c't'heure ou je vagabonde où le vague à l'âme abonde
Le tonnère gronde dans mon crane, j'lache pas pour mon album
Un futur bombe dans les bacs, excusez je m'emporte
L'ame en peine repensant à la belle époque quelques secondes
J'me rappelle, tout ce qui a fait ma vie
Mes choix, mes sacrifices, mes joies, mes cicatrices
Sinistrement heureux, plutot joyeusement triste
Ma vie j'la refais pas, avec des si c'est toujours mieux
Alors je dompte le vide pour voir le verre à moitié plein
Puis j'le comble de rimes, et j'me répète comme un refrain
Je brave l'avis d'tempête, grave mes afres sur un somor
Je gratte c'qui m'trotte en tête car écrire me réconforte
Aujourd'hui touche à sa fin mais j'apréhende encore demain
Après coup obligé d'dire que j'ai toutes les cartes en main
Mais quand le doute nous envahi, le plus vaillant perd ses moyens
C'est pas l'moment de tréssaillir, ou jvais faillir à mon destin
Mes instants d'vie s'restreignent, mais je prends mon temps d'les perdre
Il est grand temps, non? que j'arète de m'prendre la tête
L'avenir appartient à tous ceux qui persévèrent
Donc pour que percent mes vers, je suis de ceux qui bercent ses rêves